Cette semaine, on entre dans ce que l’on pourrait appeler le Euroz-Time, avec la sortie de Age Of Aquarius qui sera suivie de la sortie de True Liiies, courant février.

 

Euroz

Euroz ne s’en cache pas : il considère nombre de ses projets gratuits au dessus de nombreux albums studio du circuit, sur le plan qualitatif. Si l’approche peut sembler prétentieuse, on peut difficilement aller à l’encontre de l’idée générale. AOA, c’est un projet de plus à rajouter à la discographie du rappeur de Las Vegas. Un énième projet qui nous a encore une fois convaincus. Comme à son habitude, le rappeur est précis, il sait où il va. Il fait preuve d’une assurance à toute épreuve.

How many albums I got to kill with these tapes / You know how many album I do use as weed plates

Comprenez : combien des mes tapes bouffent leurs albums, j’sais même plus combien de leurs albums j’ai utilisé pour effriter ma weed. Dans la lignée d’un certain Kendrick Lamar, Euroz clame sa supériorité, à ceci près que le premier l’avait fait avec plus de subtilité quand il disait: « And that goes for Jermaine Cole, Big KRIT, Wale, Pusha T, Meek Mill, A$AP Rocky, Drake, Big Sean, Jay Electron’, Tyler, Mac Miller, I got love for you all but I’m tryna murder you niggas » mentionnant l’estime qu’il porte aux artistes cités.

On s’est plongé dans le projet composé de 6 titres et la première écoute nous a fait forte impression. Euroz débite en évoquant son parcours et en défendant ses projets. Il navigue entre ego trip et prise de conscience et dédie même un titre à J. Dilla. Côté production, on retrouve des habitués de ses projets, Alex Lustig, MLB, J. Cuse, Tariq Beats et Prezident Jeff qui sont aussi les artisans de sa réussite. A l’image des thèmes qu’il aborde, les prod sont assez variées. Vous aurez le choix entre des tracks puissantes et d’autres plus mélodieuses, aux influences soul.

En résumé, Euroz continue sur sa lancée, en faisant en preuve d’une régularité impressionnante. On vous laisse découvrir Age Of Aquarius, en attendant True Liiies.